Affaire des Prêtres ivoiriens bloqués au portugale, on situe les responsablilités.

Publié le par le mejiste

 

L’affaire des prêtres ivoiriens bloqués au Portugal a connu son épilogue hier. Au cours d’une conférence de presse, le comité d’organisation a situé les responsabilités et a demandé pardon aux évêques et aux chrétiens catholiques.

 

C’est à une véritable scène d’exégèse que les journalistes ont assisté hier, à la cathédrale Saint Paul du Plateau. L’Eglise catholique de Côte d’Ivoire, à son plus haut niveau, est montée au créneau pour faire enfin la lumière sur l’affaire des prêtres ivoiriens bloqués au Portugal. Sa hiérarchie ainsi que les organisateurs du pèlerinage ont animé une conférence de presse pour faire le grand déballage. Cette conférence a été animée par les évêques Jean Pierre Kutwa, archevêque d’Abidjan, Joseph Aké, évêque de Gagnoa et président de la conférence épiscopale de Côte d’Ivoire, Alexis Touably, évêque d’Agboville et aumônier des prêtres de Côte d’Ivoire. Ces prélats avaient à leurs côtés les organisateurs de ce pèlerinage que sont le révérend père Anselme Dangbo, directeur national des œuvres catholiques et le père Ambroise Mandah, président de l’Union fraternelle des prêtres de Côte d’Ivoire. Pour ce rendez-vous de la vérité, l’Eglise a voulu que tous les fidèles catholiques de Côte d’Ivoire soient au même niveau d’informations. De fait, cette conférence de presse a été retransmise en direct sur les ondes des trois radios catholiques qui émettent sur le territoire national. Il s’agit de Radio Espoir, la Radio nationale catholique et la Radio Notre Dame de la paix de Yamoussoukro. Au terme de cette conférence de presse, l’on retiendra que c’est un problème financier qui a entrainé cette déconvenue du clergé ivoirien au Portugal. L’argent attendu pour organiser le voyage n’est pas arrivé au niveau escompté; ce qui a valu le retour des pèlerins à Abidjan. Pour ce faire, le comité d’organisation et la direction nationale des œuvres catholiques ont reconnu leur part de responsabilité et ont demandé pardon à leurs chefs, les évêques et à la grande famille des chrétiens. (Voir ci-dessous l’intégralité de leur déclaration). Sur la question du présumé détournement de l’argent de la présidence, les évêques et le comité d’organisation ont tapé du poing sur la table pour dire qu’il n’y a pas eu de détournement comme l’ont fait croire certains organes de presse. Le directeur national des œuvres catholiques a été le premier à démentir cette information en ces termes : « Dans mon exposé, j’ai dit clairement qu’il n’y a pas eu de détournement. Tout ce que les évêques ont reçu, ils me l’ont remis.

Nous n’avons aucune preuve pour dire que l’Etat a décaissé 1 milliard Fcfa. Nous avons adressé un courrier officiel à la direction générale des cultes depuis décembre 2009, nous n’avons pas eu de réponse. L’aide symbolique de 50 millions Fcfa du chef de l’Etat était en deçà de nos espérances ». A sa suite, le chef de l’Eglise catholique de Côte d’Ivoire est monté au créneau pour dire qu’il n’y a pas eu de coupeurs de route en soutane. « Il a été aussi dit qu’une liste parallèle de pèlerins a été déposée à la présidence par des prêtres qui auraient reçu de l’argent. Pour avoir le cœur net, j’ai téléphoné moi-même à la présidence pour savoir si des prêtres avaient dressé une liste et le nom de ces prêtres. La présidence a répondu pour dire qu’elle n’a pas reçu de liste parallèle. Ce sont donc des rumeurs », a précisé Mgr Jean Pierre Kutwa. Tirant les leçons de cette mauvaise organisation, l’Eglise a décidé de prendre ses responsabilités et est parvenue à cette conclusion: « Notre foi est plus forte que notre douleur ».


Kra Bernard l'expression

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