DIEU visite son peuple

Publié le par le mejiste

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La liturgie de cette cinquième semaine du Temps Ordinaire de l’année B est fortement marquée
par la compassion de Jésus face à la précarité sanitaire d’un monde en détresse. La guérison de la femme qui souffrait d’hémorragie depuis douze ans, la résurrection de la fille de Jair, aujourd’hui, la guérison de la belle-mère de Pierre et bien d’autres exemples sont à foison à mesure que le Christ accompli sa mission. Mais si ces pages d’Evangile, nous enseignent les merveilles que Dieu est capable d’accomplir dans nos vies, elles ne sont pas moins une interpellation à sortir des considérations d’un Dieu magicien.
En fait, est il vraiment à propos de stigmatiser l’attitude de certains de nos frères humains aux prises avec leur appétit vorace du miracle ?
Sinon comment comprendre que sous prétexte que le Christ guérit, certains de nos semblabl
 
es se refusent à l’idée de voir un médecin quand ils sont souffrants ?
Certains vont jusqu’à s’interdire, on ne sait au nom de quelle doctrine de se
 
faire transfuser du sang jusqu’à en mourir. Eh bien, mes biens aimés, sachez qu’agir de la sorte c’est commettre un crime, un homicide fut-il involontaire car c’est Dieu lui-même qui a instauré le médecin et sa science pour être le prolongement de sa main miséricordieuse au cœur des misères de ce monde.
Ainsi, quand on sent une migraine, il est permis de prendre du paracétamol, puis voir un médecin généraliste si le mal persiste et après s’adresser à un spécialiste pour des examens plus pointus. Si après tout, l’on peine à recouvrer la santé, alors il n’est plus superfétatoire de s’adresser au médecin par excellence : Jésus Christ le Nazaréen. D’ailleurs, l’Evangile est très réaliste à ce niveau, s’agissant de la femme qui souffrait d’hémorra
 
gie, en annonçant que cette dernière avait vu plusieurs médecins sans avoir jamais goûté aux délices d’une santé moins chancelante.
C’est après tous ces démarches de l’humainement possible que Jésus intervient comme le dernier recours pour apporter la guérison définitive, puisqu’en réalité le médecin et sa science soignent, mais c’est Jésus qui possède la guérison du corps, de l’âme et de l’esprit. Voilà qui vient justifier l’attitude de Jésus quan
 
d il intime l’ordre de ne pas révéler au monde, les merveilles qu’il accompli, lui qui aspire à nous protéger contre la quête effrénée des guérisons miraculeuse au grand dam du soin que nos devons à nos cœurs et à nos âmes.
Nous sommes nous-mêmes complices de ces soit disant hommes de Dieu véreux qui thésaurisent leurs fortunes éhontées sur l’autel de nos propres malheurs. Fasse Dieu, que nous demeurions impassibles face aux slogans surréalistes, grotesques et rétrogrades du genre : « Arrêtez de souffrir », « Pluies de miracles avec de l’huile sainte venue d’Israël » par les prouesses d’un certain « homme de Dieu puissamment utilisé par Dieu parce que oint » …..
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             Georges N’GOUANDI

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