JESUS, LE PAIN DE VIE

Publié le par le mejiste

                               JESUS, LE PAIN DE VIE

 

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Le centre d’intérêt fondamental de la liturgie de ce dimanche, révèle le Christ en tant que  nourrit ure, e t pas n’importe laquelle, mais celle qui donne la vie. Sur ce portique, le commun des mortels  est en droit de s’interroger à plus d’un titre. En fait, s’il y a un pain qui donne la vie, est-ce pour ainsi dire qu’il y en a un autre dont la pertinence de l’effet serait remise en cause ? En d’autres termes, de quelle utilité serait les repas que nous consommons en longueurs de jou rnées ? C’est qu’il y a en réalité, une autre question qui mérite d’être poser, celle qui consiste à se demander s’il existe une nuance fondamentale entre vivre et survivre.

 

En tenant compte de la perspective Chrétienne qui soutient que ‘’le but de la vie n’est pas de survivre, mais de vivre’’ l’on s’achemine allégrement vers une meilleure compréhension du concept ‘’Jésus, le Pain de Vie’’. En effet, quand nous mangeons notre ‘Garba’ au thon, si prisé en dépit de toutes les péripéties insalubres qu’il renferme, c’est le repas qui passe dans notre organisme et nous aide à nous maintenir.  Par contre, quand nous mangeons le verbe incarné, c’est nous qui le rejoignons en même temps qu’il nous visite pour nous transformer de l’intérieur. C’est un admirable échange dans lequel, Dieu se donne à nous sous l’espèce du pain et du vin qui deviennent par le mystère de la transsubstantiation : conversion d’une substance en une autre, son corps et son sang. Quel grand mystère par lequel une substance matérielle (pain et vin) prend la condition d’une autre immatérielle (le corps et le sang du Christ).

 

Ayant connaissance de ce fabuleux don de la vie de Jésus à travers sa parole qu’il nous demande d’adopter en croyant en lui, deux attitudes s’offrent à nous. Soit, le Chrétien peut prendre l’engagement d’être héritier de ce merveilleux cadeau dont l’issue indéniable est la vie, mais celle qui n’a pas de fin. Soit, il peut tout aussi bien se contenter de demeurer un simple usufruitier, c’est-à-dire une personne qui a la jouissance d’un bien dont il n’a pas la propriété. C’est d’ailleurs cet état d’inconscience notoire autour des merveilles de la vérité de la présence de Dieu parmi nous qui est bien souvent déconcertant chez bon nombre de Catholiques. Ils se contentent de réduire le Christ en un simple thaumaturge ou faiseur de miracles alors que ce que le Christ attend de nous, c’est d’être de véritables prophètes qui annoncent à temps et à contre temps, la parole qui sauve. Le vrai miracle est que : « Plus on partage, plus on possède », pour parler comme Léonard Nimoy, et là se trouve le mystère de la Foi et la mission de celui qui y à adhérer de son propre chef.

 

Le Chrétien est donc appelé à aller en eau profonde, remplir son âme de la présence de Dieu et le partager dans un monde qui va à la dérive. C’est le sens de l’envoi à la fin de la célébration eucharistique quand l’officiant dit : « Ite missa est », allez dans la paix du Christ et surtout rependez la bonne nouvelle du salut.

Il est clair que cela ne saurait se faire si le corps échappe au confort du bien-être matériel, mais le Seigneur nous exhorte aujourd’hui à ne pas travailler pour cette nourriture qui ne peut résister à la corruption.

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