le cavaire des prêtres ivoiriens sur la route de Rôme, que s'est-il passé?

Publié le par le mejiste

  

 

l'année 2010 été consacré année des prêtres par le pape benoitXVI et pour le 2854519990_8c0b40fbf1.jpgcommémorer, un pélérinage sur rome a été organisé en vu de réunir les prêtes du monde entier autour du Saint père avec qui il célèbrerons un évenement hautement important. hélas ce pélérinage sera tout autre pour les prêtre ivoiriens.

 

 

 

des extraits d'articles, vont nous aider à comprendre ce qui s'est passé.

 

  

 

  

 

 

 

 

"le Nouveau réveil" 

 

Le pèlerinage international des prêtres à Rome qui a commencé le 20 mai dernier et qui doit prendre fin le 20 juin prochain avec le Pape se fera sans les candidats ivoiriens. Ces derniers (une bonne partie) en partance pour le Saint siège, via la France, sont en ce moment bloqués au Portugal, faute d'argent.

 

 

 

 

 

Comment cela a donc pu arriver ? A qui la faute ? Et comment les autorités de l'Eglise Catholique pensent-elles trouver une solution à ce problème qui met très mal à l'aise cette communauté et par ricochet le pays tout entier ? Pour en revenir au fait, il faut noter que c'est au total 197 prêtres de Côte d'Ivoire qui se sont inscrits à ce voyage saint pour lequel ils doivent débourser la somme de deux (02) millions chacun. Mais n'ayant pas de moyen, ceux-ci, selon une source qui a requis l'anonymat, ont plaidé auprès de la présidence de la République afin de bénéficier d'un soutien complémentaire. Leur requête, à en croire notre interlocuteur, a heureusement trouvé une oreille attentive auprès des services du chef de l'Etat. C'est ainsi que finalement, il a été demandé à chaque pèlerin, de s'acquitter de la somme de cinq cent (500) mille francs en attendant, bien sûr, le don de l'Etat. C'est donc fort de cette promesse qu'un premier groupe de prêtres, au nombre de 135, va bénéficier d'un prêt de vingt (20) millions, toujours selon notre informateur, pour se rendre au Portugal en attendant que les sous promis ne soient disponibles. Malheureusement, rien n'a été fait et leur rêve a tourné en un véritable cauchemar. Les pèlerins n'ont pu poursuivre le reste du circuit normal de ce pèlerinage, à savoir la France et par la suite Rome pour la grande rencontre avec le Pape. Le second groupe, qui devrait les rejoindre, soutient notre source bien au fait, n'a pu lui aussi franchir le seuil de l'aéroport Félix Houphouët Boigny pour les mêmes raisons. Les intéressés, du coup, ont cherché à savoir ce qui est à la base de ce grand et honteux fiasco. Renseignements pris, notre source presqu'au bord des larmes pour ce qui arrive à son Eglise, nous a rapporté que l'argent aurait été décaissé par la présidence mais détourné par des hommes de Dieu et des personnalités de la direction des cultes. " J'ai honte ", a-t-il dit. Il parle même d'un milliard que Gbagbo aurait offert à cet effet. Cette information, à en croire notre informateur, a soulevé le courroux des 135 prêtes bloqués au Portugal. Ceux-ci, blessés dans leur amour-propre, humiliés par cette affaire, ont promis de rester là où ils sont jusqu'à ce que des explications leur soient fournies. Et ce, malgré la pression des autorités portugaises qui souhaitent les voir écourter leur voyage et retourner tranquillement au pays, en Côte d'Ivoire, sur la pointe des pieds. Réussiront-ils à les convaincre ? C'est en tout cas la grande interrogation. En attendant, l'affaire fait grand bruit à Abidjan surtout dans le milieu des prêtres qui sont déboussolés par ces désagréments.


Abbé Augustin (communication de la Cathédrale du Plateau) : “Les prêtres ont eu quelques problèmes financiers”
Abbé Obou Augustin, chargé de communication de la cathédrale Saint Paul du Plateau que nous avons approché, prétextant que son calendrier était chargé, n'a pas voulu nous recevoir parce qu'un rendez-vous préalable n'avait pas été pris. Mais dans la foulée, lorsque nous avons dit que des bruits persistants révèlent que des prêtres de Côte d'Ivoire, partis pour un pèlerinage en Europe, seraient bloqués au Portugal, il a répondu, entre deux marches de l'escalier du studio de Radio Espoir : " Qui vous a dit qu'ils sont bloqués au Portugal ? Ils ont eu quelques problèmes financiers, c'est tout. Ils vont revenir ". Ils vont revenir, mais quand ? Mieux, un travailleur de la cathédrale, qui a voulu garder l'anonymat, a dit avoir un ami prêtre qui devait partir, mais qui y a renoncé parce que, selon ce dernier " l'affaire est trop compliquée ". Qu'est-ce qui explique le mystère autour de cette affaire ? Aurait-il quelque chose de gênant qu'on cache ?


Les organisateurs refusent de parler
La direction nationale des œuvres, organisatrice de ce pèlerinage, qui a tourné au vinaigre, ne veut pas communiquer sur cette affaire. Alors pas du tout. Le responsable que nous avons rencontré hier dans ses bureaux au Plateau face à la "Sorbonne" est resté de marbre. Même son identité, l'homme de Dieu a refusé de nous la communiquer. C'est seulement sur notre insistance à savoir réellement ce qui s'est passé qu'il a déclaré. " N'écrivez rien sur cette affaire. Considérez que ce sont des rumeurs ". Mais la vérité est qu'effectivement, des prêtres vivent l'enfer au Portugal dans un hôtel. Et cela ne plait pas à ceux des leurs qui sont restés à Abidjan. " Nous ne sommes pas contents. Dans nos prêches, nous allons le faire savoir aux chrétiens ", a lancé un prêtre venu s'informer sur ce voyage qui a foiré.


Silvère Nébout, Conseiller en Communication du chef de l'Etat : “Je sais qu'il y avait un pèlerinage...”

“Je suis surpris, c'est vous qui m'informez. Je sais qu'il y avait un pèlerinage mais c'est vous qui me donnez l'information. Je vais m'informer ". Ces propos sont de Silvère Nébout, Conseiller spécial du chef de l'Etat, chargé de la Communication que nous avons joint hier après-midi au téléphone. Lorsque nous l'avons à nouveau joint au téléphone, quelque temps après pour savoir s'il disposait d'un peu plus d'éléments, il nous a répondu très amicalement : " Je cherche encore ". Les autres tentatives pour renouer le contact téléphonique avec M. Silvère Nébout en vue de savoir si oui ou non la présidence de la République a débloqué des fonds pour les prêtres bloqués au Portugal se sont avérées vaines.


Silence troublant de la Direction générale des cultes
Dans le souci d'équilibrer l'information sur l'affaire du pèlerinage international des prêtres ivoiriens à Rome qui est devenu une mésaventure, nous nous sommes rendu à la Direction générale des cultes, hier. La secrétaire du tout nouveau directeur général des Cultes nous a fait savoir que son patron n'a pas laissé de consigne de rendez-vous avec un journaliste. Elle a aussi annoncé que celui-ci serait absent et qu'il serait intéressant que nous laissions nos références à l'effet de nous joindre pour un rendez- vous. Aussi dans la soirée, nous avons contacté au téléphone la chargée de communication de cette direction qui dit ignorer tout de l'affaire. Notre démarche visait à savoir le rôle que cette institution joue dans cette affaire qui fait du bruit dans le milieu de l'église catholique.


Le ministère des Affaires étrangères n'est pas informé
Pour en savoir davantage sur cette affaire qui éclabousse l'Eglise Catholique, nous avons rapproché le ministère des Affaires étrangères. D'abord le service de communication que nous avons joint au téléphone. Mais son responsable nous a conseillé de nous mettre en contact avec le département Europe. Ce que nous avons fait. Malheureusement, son premier responsable était absent pour raison de maladie. Ses collègues, par contre, ont montré leur étonnement en apprenant cette nouvelle. C'était aussi le cas au secrétariat du ministre Jean Marie Kacou Gervais. Les agents rencontrés ont dit ne pas être au courant de ce problème.
Dossier réalisé par Dje KM, P.K, F C, François Konan

 

 

 

 

 La situation des 135 prêtres ivoiriens en route pour le Saint siège a viré au cauchemar

 

Les serviteurs de Dieu ont été expulsés comme des gens peu recommandables de l'hôtel Fatima où ils logeaient depuis une semaine pour être recasés dans un réceptif de fortune, l'hôtel la Paz. Aux dernières nouvelles, les pères Evêques qui se sont réunis ici à Abidjan auraient pris la décision de mettre un terme au pèlerinage et de faire rentrer tout le monde à la maison. Encore une fois, c'est l'image de la Côte d'Ivoire, la "seconde patrie du Christ" qui prend un sérieux coup à l'extérieur.
Qui a donc mis les prêtres ivoiriens dans cette galère qui fait terriblement mal et honte à tous les Ivoiriens ? Qui a décidé d'humilier ces serviteurs de Dieu et de leur imposer ce calvaire après la célébration de la Pâques et de la résurrection du Christ, ressuscité et victorieux des souffrances et de la mort ?
Comment pour un évènement aussi important comme le pèlerinage international dans le cadre du 150e anniversaire de Saint-Marie Vianney, Saint patron des prêtres, où toutes les nations du monde envoient leurs prêtres en pèlerinage à Rome pour les réarmer, raffermir leur foi et les rendre plus aptes à poursuivre leur sacerdoce, comment dis-je, a-t-on pu réserver pareil sort aux prêtres de chez nous ?
C'est en effet presqu'en pleurs que certains de ces prêtres que nous avons pu contacter nous ont conté leur mésaventure : "Nous avons été vidés de l'hôtel dans lequel on nous avait logés depuis notre arrivée au Portugal le 25 mai. Nous avons été vidés en présence des caméras et appareils photos des journalistes portugais. C'était très gênant". Poursuivant, un autre pèlerin ajoute : "je pense que notre sort est scellé, on ne peut plus rien faire pour nous. Les problèmes que nous vivons ici se sont aggravés considérablement. On vient à l'instant de nous vider. Notre agence de voyage est en train de négocier pour nous reloger dans un hôtel plus abordable. L'hôtel choisi est l'hôtel la Paz. Mais pour l'instant, nous sommes dans un séminaire de la ville. C'est ce jeudi que nous allons rentrer dans cet hôtel", raconte la gorge complètement nouée et étranglée de peine un pèlerin qui a requis l'anonymat pour des raisons que vous comprendrez sans doute.
Un autre pèlerin plus amer, "on est découragé, on se sent abandonné par tout le monde. On se sent trahi, nous avons honte. On a quitté notre pays pour un grand pèlerinage qui doit nous conduire jusqu'à Rome où nous avons une grande rencontre le 20 juin avec le Saint Père pour la clôture de l'année sacerdotale. Nous avons prié pour cela, nous nous sommes préparés pour ce rendez-vous. Et on vient nous dire que notre pèlerinage va s'arrêter ici. Qu'on n'ira pas à Rome, qu'on ne verra pas le Pape Benoît XVI. C'est un véritable drame. Nos Evêques ont décidé que nous retournions au bercail. C'est une terrible nouvelle. Nous vous demandons de prier pour nous, car nous les prêtres ivoiriens avons besoin de vos prières actuellement", confie cet autre pèlerin meurtri.

 

 

 

beaucoup trop de choses se disent et se dédisent sur cette affaire de "pélérinage" des prêtre ivoiriens, allons nous un jour savoir pourquoi les choses se sont ainsi passées? La Côte d'Ivoire avait-elle besoin d'une telle Publicité après tous ce que nous savons qu'elle traverse en ce moment ? 

 

 

 

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Anderson 29/06/2010 09:57


Que c'est déplorable et honteux.Quand je pense qu'à chaque réunion avec la direstion des oeuvres les mouvements se plaignent de ne pas vétablement bénéficier de la subvention de l'évéchet à cause
de la mauvaise gestion des aumôniers (pêtres) et voilà aujourd'hui ce qui se passe.
J'espère que pour cette fois les responsabilités seront situées et des décisions adéquates seront prises pour éviter cette HONTE à notre Eglise.