TEMPS DE CAREME : METTRE UN TERME A LA NIAISERIE SPIRITUELLE

Publié le par le mejiste

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Est-il possible qu’un être non convaincu puisse convaincre ? Voici une des questions que peut inspirer la quintessence de l’Evangile de ce jour. En fait, cette page de l’Evangile comporte l’un des versets les plus connus des Chrétiens : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a envoyé son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle ». Ici se décline le fondement de l’histoire du Salut de l’humanité : un Dieu indéfiniment grand et pourtant infiniment bon. Cependant, le drame est que les Chrétiens que nous sommes, ne semblons pas mesurer les incidences de cet indéfectible Amour. Bon nombre d’entre nous n’ont pas conscience que : « C’est bien par la Grâce que nous sommes sauvés ». Il nous faut dans cette logique, déniaiser notre façon de comprendre la logique de la Foi. C’est que nous avons une conception trop intellectualiste d’aborder les préoccupations liées à la pensée de Dieu. Nous imaginons à tort que la Foi doit simplement se prouver, alors qu’elle doit tout aussi bien s’éprouver. Ainsi, nous sommes toujours promptes à sortir les preuves et autres artifices de notre Foi : baptisés, confirmés, mariés, Chrétiens de la première heure et que sais-je encore. Et quand vient l’instant fatidique d’éprouver cette Foi, « Nous multiplions les infidélités, en imitant toutes les pratiques sacrilèges des païens ». Or selon toute vraisemblance : « La Foi ne se prouve pas, elle s’éprouve. Ainsi, les Chrétiens n’ont pas besoin de preuves, mais d’épreuves ». Etre Chrétien, c’est un truisme que de l’affirmer n’est pas synonyme d’un enfermement dans un cocon douillet, loin s’en faut. En clair, quiconque aspire à mériter le noble titre de Chrétien, doit renoncer à s’agripper honteusement à son bâton de ‘’pèlerin-pin pin’’, imbu de sa miséreuse tronche. Il ne doit pas non plus s’inviter en sa qualité de commensal (personne qui mange à la même table qu’une autre) des banquets médiatiques, dans le but ultime de démontrer son degré de piété. La substance de la Parole de Dieu de ce quatrième dimanche du Temps de Carême, est une invite à assassiner en nous, cette fâcheuse tendance à dérouler le tapis rouge de la préséance à notre réputation au détriment des actions qui devaient pourtant purifier la perception de notre Foi. En route vers la solennité Pascale, chaque jour est une épreuve : relever le pari d’être un être nouveau. Mais, chacune de ces épreuves est une marche de l’échelle qui mène à la victoire. Ce sont donc les épreuves de la vie qui achèvent notre nature et notre identité d’homme-Chrétien. Le niais, c’est celui qui est naïf, peut-être même un peu sot sur les bords. La niaiserie spirituelle nous empêche de nous rendre compte de l’état véritable de notre âme ; elle nous conduit tout droit vers l’abîme de damnation par le biais des abysses de notre vie quotidienne. Le Christ que nous sommes appelés à imiter en ce précieux temps de conversion n’a été qu’Amour, simplicité et humilité, sa réputation n’est que le fruit des actions et des pensées de paix et non de malheur qui ont caractérisées sa vie publique. Georges N’GOUANDI

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