Les Noces de CANA

Publié le par le mejiste

LES NOCES DE CANA : TROIS LECONS DE VIE A TIRER

Jésus confirmé dans son statut de Fils de Dieu et Sauveur des Hommes, est à l’épreuve de la satisfaction de leurs besoins existentiels. Il se trouve à un mariage, certainement l’uns des événements qui coûtent aux yeux du commun des mortels. Bien sûr, en pareille circonstance, face à l’aréopage et au parterre des hôtes de marques, il est plutôt bien pour sa propre notoriété de ne pas paraitre ridicule. Il ne faut assurément pas manquer de ce qui réjouit le cœur de ceux qui nous fait l’insigne honneur de rehausser l’éclat de la cérémonie à travers leur présence. Seulement voilà, à Cana, ce qui réjouit le cœur de l’Homme, le vin, vient à manquer certainement au moment où le besoin se faire le plus sentir. Mais pas de panique, Jésus est là et sa mère aussi, véritable guetteuse, elle surveille tout et fait montre d’une attention tellement soutenue qu’elle se rend compte du manque de vin dont elle n’est certainement pas une amatrice. C’est d’ailleurs la première des leçons qu’il me semble utile de tirer de cette scène remplie de symboles. Faire attention à la vie car seuls les hussards de la nuit assistent à la parution de l’aurore. En tant que Chrétiens, rien ne doit être trop simple pour nous pour être passé sous cape, nous devons sans cesse, veiller et prier pour ne pas entrer en tentation et surtout ne pas être surpris par le retour du rédempteur. La seconde morale de cette parabole, c’est savoir être patient et savoir formuler ses demandes à Dieu. Dieu n’est pas obligé de satisfaire à nos désidératas, il ne faut pas avoir l’habitude de lui forcer la main car il sait ce qui est bien pour nous. Marie en toute humilité Marie à apporté la doléance des organisateurs de la cérémonie à son Fils, sans faire usage de son autorité de mère, mais en comptant sur la mansuétude de celui qu’elle reconnait comme Maître et Sauveur quoiqu’elle l’ait porté en son sein. La formule simple, mais remplie de sens qu’elle emploie : « Faites tout ce qu’il vous dira », achève d’instruire sur la nécessité de laisser la volonté de Dieu s’accomplir dans nos vies. Ici déjà s’inaugurait l’épisode où à l’agonie sur la croix, Jésus à travers l’Apôtre qu’il aimait nous confiait à sa mère. Troisièmement, faire toute chose en son temps, parait tout à fait approprié à la dernière leçon que nous nous engageons à dégager de cet Evangile. Cela nous situe sur l’approche qui consiste à saisir l’opportunité à poser un acte déterminant dans nos vies. La Parole de Dieu de ce point de vue est très clair là-dessus : « La fin d’une chose vaut mieux que son commencement », il importe de ne jamais céder à la précipitation dans la prise de décision. Dans des contrées lointaines, les sages disent que : « Quand le tambour bat à rompre, c’est qu’on n’est pas loin de la fin », réserver le meilleur pour la fin, c’est aussi la marque des esprits éclairés. C’est un appel à refuser de vivre au jour le jour, embrigadé par ces slogans tels que : « On ne sait pas quand on va mourir », donc il faut dilapider les moyens de subsistance pour se retrouver parasites dans la vie des autres. Les noces de Cana préfigurent l’invitation aux noces de l’Agneau, l’époux dont l’Eglise, donc nous, sommes l’épouse. A ces noces, couleront le lait et le miel pour ceux qui ont mis leur confiance en Jésus et ont pris Marie chez eux comme l’a recommandé son Fils. Chacun de nous y sera avec ce qu’il a comme charisme et nous y seront dans la diversité, mais aussi dans l’unité.

 

le pain de la route de GOERGES N'GOUANDI

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