Renouveler notre foi

Publié le par le mejiste

 Chaque chrétien devrait refaire l'histoire de sa vie, sa foi et sa vocation",

Par le baptême, assumé librement et de manière responsable, qui constitue le début du long  pèlerinage de foi d’un chrétien et il s’agit d’un chemin qui dure toute une vie, à commencer par le baptême et s'achève avec le passage à travers la mort pour  la vie éternelle.

Chaque jour qui passe, le chrétien doit assumer explicitement la totalité de sa vie comme pèlerinage dans la croixbouge-1-.giffoi, comme un signe de la transformation opérée par le baptême et comme un témoignage de grâce de la communion avec Dieu.

Au delà de tout, le  chrétien doit voir que la foi est une réponse continue à un don reçu, impliquant toutes les dimensions de la vie et qu’il y a à progresser toujours jusqu'à vivre pleinement la foi chrétienne, comme dit l'Apôtre Paul «…Ce n'est pas moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi et la vie que je présente dans la chair, je vis dans la foi de Dieu qui m'a aimé et m'a donné… »

 

une meilleure manière de vivre sa foi...

 

Romains 12:1-8  « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu… »
En quoi la foi chrétienne peut-elle induire un comportement différent de ce qui existe ? Cette question que Paul aborde ici, demeure d’actualité. Nous pouvons y voir l’esquisse d’un renouveau de la foi chrétienne, sous la forme de trois éléments : la volonté de Dieu, l’intelligence de la foi et le non-conformisme.

La volonté de Dieu

Qu’est-ce que Dieu veut pour nous ? Nous avons la chance dans ce domaine, d’être « compatibles » avec Dieu ! Souvent la Bible attribue à Dieu des caractères humains. Il s’est fait homme. Sa volonté c’est que nous puissions faire quelque chose de notre vie, emplis de vérité, d’authenticité, d’espérance, de foi, d’amour.

Mais cette question est rarement posée au niveau de la communauté. Paul ici l’étend à l’Église. Nous voici placés devant une page blanche à vivre ensemble et avec Dieu. Paul en précise le contenu : « ce qui est bon, agréable et parfait ». Autrement dit, nous faisons la volonté de Dieu chaque fois que notre vie et notre communauté vivent la foi, l’espérance et l’amour. Quoi de mieux pour un programme ecclésial ?

 

L’intelligence de Dieu

Connaître Dieu par la pensée, est indispensable pour la foi : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de toute ta force, de tout ton cœur, de toute âme et de toute ta pensée ». Un chrétien qui ne pense pas sa foi s’éteint ; une Église qui renonce à penser sa vocation s’étiole. Paul est catégorique, l’appel à l’intelligence de Dieu est une double nécessité : être proche de Dieu, et renouveler notre foi, pour être transformé, ressourcé, régénéré. Je déplore l’abandon de la réflexion, du travail, au profit des idées toutes faites, ou du contentement dominical.

 

Le non-conformisme

Le non-conformisme serait pour Paul faire de l’Église un lieu où chacun pourrait venir puiser la vie de l’Évangile, réponse à ses aspirations. Il ne consiste pas à s’opposer au pouvoir en place, à faire du militantisme sur des sujets à la mode ; il consiste à ne pas être assimilé au siècle présent, pour faire vivre la volonté de Dieu à l’égard de tous les hommes. Tous les créateurs d’œuvres chrétiennes se sont basés sur une parole de la Bible, la compréhension qu’ils en ont tirée et un besoin spirituel, moral et matériel. Le non-conformisme ne consiste pas à refuser le monde mais à l’aimer pour l’humaniser à l’image de ce qu’a fait Dieu en Christ.

 

Modestie et solidarité

Ces trois éléments induisent deux conditions selon Paul : la modestie et la solidarité. Pour la modestie, Paul dira : « vivez selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun ». Quant à être solidaire, c’est être convaincu que mon frère ou ma sœur me sont indispensables pour faire la volonté de Dieu. L’image du corps, fréquente dans le Nouveau Testament, nous rappelle que la dimension communautaire est partie intégrante de la vie du chrétien, une nécessité au même titre que la prière, la méditation de la Bible ou la louange. Associer le corps et la solidarité c’est faire don de nous-mêmes « comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu… ». Un discours difficile à entendre aujourd’hui, tant la mentalité dominante est de contester que le culte puisse nous coûter.

Paul sait ce que nous sommes, où sont les freins au témoignage de la foi. Pour lui, être chrétien c’est une manière unique de voir les hommes et le monde, d’être soucieux de faire la volonté de Dieu, de se renouveler par l’intelligence et la connaissance de la Parole, d’être non-conformiste avec modestie et solidarité. Que chacun puise dans cette exhortation les outils d’un renouveau de sa propre foi et dans sa communauté, pour le méjiste on dira dans son équipe de base!

 

 Ma vie à moi, c'est le Christ!!!

 

 

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