AKWABA Père Claudio BARRIGA

Publié le par le mejiste

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RévérendPèreClaudioBARRIGA, Directeur Général Délégué de l’Apostolat de la Prière, Mouvement Eucharistique des Jeunes. Au moment où vous foulez le sol ivoirien, lourdement éprouvé dans un épisode récent de son histoire, il me plait de vous souhaiter avant tout propos, le traditionnel AKWABA qui signifie dans une langue de chez nous : Bienvenue. Ce mot ayant fait depuis toujours, l’unanimité parmi une soixante d’autres en fonction de la diversité de la cosmogonie culturelle ivoirienne, est le symbole de la solidité du navire ivoire, qui comme un roseau violemment secoué par le vent de la division, pli, mais ne casse pas. C’est d’ailleurs cette même réalité qui a cours au MEJ, véritable microcosme culturel n’admettant aucune distinction ni de race de race, ni de condition sociale, encore moins de sexe.

Et c’est d’ailleurs de cette façon que le MEJ poursuit discrètement mais efficacement sa mission depuis 35 ans en privilégiant : « La contemplation dans l’action », empruntant ainsi une maxime chère à votre compagnon Jésuite, le Père Denis Maugenest : « Le bien ne fait pas de bruit et le bruit ne fait pas de bien ». En e
ffet, c’est en 1978, sur cette même paroisse de Saint Etienne de nouveau Koumassi, dans le diocèse de Grand Bassam que la graine du MEJ sous l’instigation du Père DAH OLLO Félix et de feu KANSIE Bernard, revenus de leurs études au Burkina Faso, est semé.

Cependant, la présence du mouvement dans sa version originelle de la Croisade Eucharistique existait déjà dans les années 1930 à Mooussou, toujours dans le diocèse de Grand Bassam selon le témoignage de son éminence Bernard Cardinal AGRE. D’autres témoignages indiquent également des traces du MEJ, version Jeunes Témoins du Christ (JTC), au Collège Catholique Saint Aviateur de Bouaké au centre du pays, autour des années 1970 et à Korhogo plus au Nord dans les années 1980. Depuis, cette époque, de balbutiement a cédé le pas à une période de forte croissance, induisant une présence effective dans 9
diocèses et bientôt 10 sur les 15 que compte l’Eglise de Dieu établie en Côte d’Ivoire. Ces 10 diocèse se partagent 75 paroisses avec un nombre de Méjistes estimé à au bas mot 3000 sinon 5000 en réalité.
Aussi, en 35 ans d’activité, le MEJ a-t-il offert 15 prêtres, 20 séminaristes et scolastiques dans les maisons de formation dont Clément KOUASSI chez les Jésuites. A côté de ceux-ci, 6 religieux et religieuses poursuivent leur cheminement dans divers ordres pendant que les mariages religieux des nombreux cadres offerts à l’administration et aux entreprises ivoiriennes ne se comptent plus. Tous ces engagements dans ces choix de vie résultent de l’organisation rigoureuse du mouvement, posé sur le socle des 5 branches : Feux Nouveaux, Jeunes Témoins, Témoins Aujourd’hui, Equipes Espérance et Equipe Apostolique. L’encadrement de ces branches est assuré par des JK et JR issus des Equipes Paroissiales (EP), conduites soit par des Equipes Diocésaines (ED) ou par des Coordinations Régionales (CR), qui elles-mêmes sont organisées par l’Equipe de Coordination (EC), recevant son mandat d’un Conseil National (CN), organe suprême du mouvement et émanation des Equipes Diocésaines (ED).

Fort des cette structuration, les Méjistes de Côte d’Ivoire tiennent des réunions de partage hebdomadaires, des recollections, des retraites ignatiennes, la Fête patronale annuelle, des journées eucharistiques et des camps de formation. En dépit de toutes ces avancées dont le point culminant a été, l’organisation en juillet 2009 de son trentenaire, le MEJ connait d’énormes difficultés.
La plus significative des ces difficultés est sans conteste, le manque d’un aumônier national, tuteur spirituel officiel du mouvement. A y voir de près, l’absence d’un aumônier national, ouvre la voie à de nombreux soucis collatéraux d
ont le manque de siège, la difficulté à acquérir des lieux d’accueil pour les rencontres et autres formations, mais aussi et surtout a rareté des moyens financiers.
En clair, cher Père, le MEJ souffre en Côte d’Ivoire d’un problème de reconnaissance nationale officielle de la part de la Conférence Episcopale. Malgré tout cher Père, la vigne du Seigneur qu’est le MEJ en Côte d’Ivoire n’est pas à l’abandon, vos enfants y travaillent sans ménagement parce que conscients des défis nouveaux ouverts par vos bons soins à travers la fédération intern
ationale que vous vous attelez à mettre de main de maitre sur pied. C’est pourquoi, après le rendez-vous panafricain manqué de Kinshasa en juin 2011, ils comptent prendre une part active à la rencontre mondiale en Argentine cette année grâce à votre soutien. Ils vous sont d’emblée reconnaissants pour les 200 Euros financier suite au projet pour la formation de se membres. Grâce à ce fonds, un projet de création d’une ferme à court terme, devant favoriser la construction d’un siège à moyen terme et à la création du Centre de Formation Saint Paul à long terme, est en cours d’élaboration.

Révérend Père Claudio BARRIGA, voila ainsi présenté un état de la situation du MEJ en Côte d’Ivoire qu’il nous sera fastidieux d’en visiter les péripéties dans les menus détai
ls. Vous trouverez de plus amples extraits dans les documents apprêtés à cet effet. Permettez-moi au nom de tous vos enfants de Côte d’Ivoire, de vous dire merci d’avoir consenti le sacrifice d’effectuer un détour par ici pour communier avec nous et communiquer la vision d’un MEJ nouveau. Nous vous assurons de notre détermination à aller plus loin, car pour nous le voyage est à peine commencé, la route est encore longue vers l’édification du Royaume de Dieu, au service de nos frères les hommes. Encore une fois, AKWABA et très bon séjour, dans le pays de l’hospitalité.

48895 100000172545302 6423 n                                                                                                         N'GOUANDI Georges

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